Kep

Written by sophie on. Posted in Cambodge

Kep restera pour nous une étape spéciale, puisque nous y avons passé une semaine à nous occuper d’enfants khmers dans une association humanitaire: l’école française de Kep.

 


 Comme son nom l’indique, c’est une école où les enfants peuvent apprendre le français, mais également l’anglais, les mathématiques, la musique et bientôt l’informatique… En fait, elle vient en complément de l’école publique cambodgienne, dont le niveau est vraiment mauvais. Les cours ont lieu le soir, après la fin des cours et sont ouverts à tous. Les élèves ont entre 7  et 77 ans !

 

L’objectif de l’association n’est pas uniquement d’enseigner  mais également d’améliorer la vie locale. Un centre de loisirs a ainsi été créé pour permettre aux enfants de s’amuser ailleurs que dans la rue, et leur proposer des sorties (plage, Angkor, carnaval,…). Il faut savoir que ce sont surtout les enfants les plus pauvres, déscolarisés (habitant pour la plupart dans la décharge au nord de la ville), qui viennent au centre de loisir. C’est ainsi un premier pas vers une (re)scolarisation de ces enfants. Des soins gratuits sont également proposés à tous les habitants.

Pour avoir une idée du contexte, il faut savoir que Kep est une ville balnéaire, très touristique. A l’époque coloniale, c’était déjà un endroit prisé par les occidentaux. 3 constats :

- Il y a deux villes dans la ville. L’une touristique, riche, où les hôtels et les restaurants foisonnent, et l’autre regroupant les locaux,  plus pauvre. Cela crée un vrai déséquilibre entre les habitants.

- Contrairement à d’autres régions, grâce notamment au tourisme (et au 3ème constat), les gens à Kep ne meurent pas de faim. L’apprentissage du français (et de l’anglais) leur facilitera par contre l’accès à un travail stable.

- Il y a de nombreuses associations à Kep. En effet, il est plus « facile » pour un occidental de s’installer dans une région touristique où d’autres expatriés pourront apporter leur aide, plutôt que de s’exiler dans un trou paumé en plein cœur du pays. Il y a presque trop d’associations, notamment d’écoles…

 

Nous avons donc passé une semaine à nous occuper du centre de loisir et à accueillir les enfants. Nous sommes arrivés la semaine de rentrée des classes : le directeur de l’école venait de revenir de vacances, et pendant son absence, les responsables locaux s’étaient un peu laissé aller (clefs disparues, salles de cours et centre de loisir en bordel,…). De plus,  l’organisation des cours n’était pas encore fixée et les enfants pas forcément au courant que l’école rouvrait.

Bref, on a passé la première matinée à tout ranger. Quelques enfants sont passés, ont « vu de la lumière », et le bouche à oreille fonctionnant parfaitement au Cambodge, une dizaine de gamins nous ont rapidement rejoint ! Et ainsi de suite…

 

Il faut dire que le centre de loisir a un argument de poids pour attirer les enfants… un terrain de tennis. Le fondateur de l’association est en effet un prof de tennis, cambodgien réfugié en France, revenu s’installer à Kep depuis 10 ans. Il a donc construit ce terrain il y a quelques mois pour transmettre sa passion aux enfants. Et ça marche plutôt bien car 2 des enfants sont arrivés 2ème et 3ème d’un tournoi national cette année, alors qu’ils n’avaient jamais touché une raquette 6 mois auparavant ! En tout cas, tous les enfants adorent ça.

 

Et même quand il pleut, il faut improviser un mini-tennis couvert…

 

Certains enfants ont également des idées de grandeurs…

On a malheureusement pas pris beaucoup de photos (on regrette maintenant)… En tout cas, les enfants étaient vraiment adorables.Ils avaient quand même un coté « sauvage » un peu déroutant : ici, une petite de 2 ans se ballade toute seule dans la ville, et passe pieds nus à travers les barbelés !

 

Bilan : on a passé une semaine vraiment différente de ce que l’on avait vécu jusque là. C’était de l’humanitaire « facile » : il y a plus compliqué que jouer avec des enfants… On est un peu plus sceptique sur la pérénité de l’école. en une semaine, on s’est rendu compte que les responsables n’étaient vraiment plus sur la même longueur d’onde, que l’école tournait un peu en rond, et que son utilité même risquait d’être remise en cause par la présence d’organismes plus structurés… On verra bien !

On va essayer de renouveler l’expérience au Laos et en Thaïlande, mais c’est compliqué de trouver des associations qui accueillent des volontaires pour une semaine…donc si vous avez des contacts, n’hésitez pas !

Et une dernière photo pour la route (le collier est un cadeau de deux petites que Sophie n’a pas eu le droit de refuser)

 

 

PS : on a eu plusieurs retours demandant pourquoi c’était toujours Sophie qui écrivait les articles…On précise donc que l’auteur indiqué ne signifie rien. On a juste la flemme de changer de compte à chaque fois !

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